Purée c'est nin vrai 😱 Ben si ma gueule. Ourson est de retour sur ton écran. Après plus d'un an à me tourner les pouces 🤘 Un an à me creuser la tête pour faire rentrer d'autres auteurices dans le projet. Un an à écouter de la musique, bonne et mauvaise. Un an à hésiter chaque jour à pousser le bouton "Publish".

Avant d'aller plus loin, pour recevoir à nouveau la newsletter d'Ourson, laissez-moi votre email dans le formulaire en bas de l'article 📰

Mes copains Facebook auront peut-être pu lire mon petit poste frustré par l'ascension au top des charts de musique commerciale de merde faite pour vendre.

L'attente est révolue. C'est reparti. Entre-temps, il s'est passé des choses, des réflexions qui rendent le projet plus claire. Ou pas.

Je marche seul

J'aime lire la vision des autres sur la musique. C'est pour ça que j'ai publié leurs propres articles sur Ourson. Je ne pourrai jamais les remercier pour le temps qu'ils ont passé à écrire pour partager leurs pensées via moi-même. Ça m'a tellement touché que j'ai imaginé embarquer tout le monde dans l'aventure et lancer un projet plus grand. Trop grand.

Évidemment que je préfèrerais pouvoir créer une plateforme où chacun·e puisse partager sa voix, sa plume. J'aimerais autant pouvoir écrire mes articles qui lire ceux des autres. La réalité est que ça demande un effort proportionnellement beaucoup trop important par rapport au temps que je peux me permettre d'investir.

Cette version 2.0 d'Ourson reste ouverte à celles et ceux qui souhaite contribuer au projet en écrivant un article. Je le publierai volontier en leur nom, comme avant, mais je n'irai pas plus loin. Si vous souhaitez écrire un article sur un nouvel album, un artiste, un mouvement musical ou sur ce que vous mettez comme morceau pour couvrir le plouf de vos étrons, envoyez-moi un bon vieux mail à yo@ourson.blog. Si vous voulez aller plus loin et partager vos articles sur votre propre site, je peux vous aider à mettre ça en place. J'utilise Ghost, une plateforme de blogging indépendante, qui facilite beaucoup de choses. J'en parlerai dans un prochain article parce que les personnes derrière le projet méritent qu'on diffuse l'excellent boulot qu'elles font pour les producteurices de contenu.

Éthique

En parlant de bon vieil email, petite précision importante : je ne compte pas beaucoup utiliser les réseaux sociaux. C'est difficile de mettre des mots sur ce choix mais je vais essayer.

En 2008, je découvre Facebook. On vit une belle utopie. Je me connecte à mes ami·e·s, j'entretiens des contacts malgré la distance, etc. Trop bien. Puis arrive la pub. De plus en plus. Je comprends, c'est le prix à payer. Puis les fameux dark patterns (en gros, des techniques psychologiques utilisées pour garder les utilisateurs dans l'app sans tenir compte des effets néfastes) sont découverts en révélés. C'est là que j'ai commencé à me méfier. Ensuite, de plus en plus de publicité. Puis des messages politiques, les changements profonds dans l'accès à une information de qualité, la recherche du clic avec des titres à faire pâlir les plus téméraires, le bordel avec en points culminants l'élection de Trump ou le Brexit. Et la semaine dernière, le bon vieux Marco qui nous explique que c'est une bonne chose de promouvoir des mensonges de politiques sur sa plateforme utlisée par la moitié de la planète. Tout va bien gros.

Ce sont des sujets très complexes, j'en conviens, hors de ma portée, ok. Le problème c'est que c'est aussi devenu hors de portée de Zuckerberg, de Dorsey ou de n'importe quel humain·e. Personne ne peut comprendre seul·e l'ensemble des mécanismes mis en place, consciemment en non, qui constituent un réseau social. Et sûrement pas les conseils d'administration bien trop concentrés sur les chiffres plutôt que sur l'impact humain de leur création.

Je ne veux pas faire d'Ourson une pierre supplémentaire à leur édifice. Je ne veux pas payer Facebook pour promouvoir ma page que personne ne peut plus voir sans que je raque. Je ne veux pas que vous soyez marqué·e par les algos derrière la machine qui sait que vous avez liké un article Ourson, média musical, tendance sociale et ouverte sur le monde, francophone, tenu par un gars cis blanc, la trentaine —nin co—, qui aime voyager,...

Restons humble, Ourson n'a pas un impact important à ce jeu-là, mais il y participerait. Il y contribuerait. Il aiderait des intérêts qui vont à l'encontre de ce en quoi je crois. Pire que tout, il les cautionnerait. Qui sait, je me ferais peut-être prendre au jeu des likes aussi. Je suis humain, je veux que les gens m'aiment. Ce truc a été conçu pour que je veuille l'utiliser, me faire mon shot de dopamine.

Non, c'est plus simple de ne pas y aller. Je reste sur la ligne de départ. Le coup de feu, c'est dans le pied que je me le tire. C'est plus sûr quand dans la tête.

Je me contenterai de partager une façon de rejoindre le projet ou un article dont je suis particulièrement fier, à l'occasion.

La distribution dans l'ère post-réseaux sociaux

Plutôt que de voir la non-utilisation des médias sociaux comme rétrograde, les imaginer en éléments du passé est plutôt rafraîchissant.

Imagine.

On est en 2020. Facebook — ou Twitter, Instagram, Snapchat,... — est le nouvel MSN. Le truc que plus personne n'utilise. Ils sont allés trop loin. Les gens en sont malades. Il reste quoi ? Plus de grosses plateforme détenue par des milliardaires, on en a soupé.

Je regarde ailleurs et je vois quoi ? Le retour au local. Je veux la pomme du verger d'à-côté, pas celle de la grande surface et ses vitamines que les conservateurs ont bouffées. Le retour à l'humain. Boire un verre avec mes ami·e·s, pas la soirée passée à scroller un feed qui n'a plus de sens. à regarder des pauvres types se faire mettre sur le côté de la route par les motards de la Paulisseuh Nassionaleuh françaizeuh. Parce que Facebook pense que c'est ce que je veux regarder.

Les anciens parlent d'un internet ouvert, où les gens avaient une voix et pouvaient développer des idées qui nécessitent plus qu'un paragraphe. Un temps où on devait bidouiller un peu pour faire marcher un site. Cet internet a toujours existé et il n'a pas attendu Twitter pour évoluer et devenir plus accessible que jamais. C'est là-dedans que je veux inscrire Ourson. Je veux de la résilience, de l'open source, du partage et mettre mes sous où ça a du sens, quand ça a du sens.

La newsletter

Tout n'est pas perdu, il faut encore un email pour créer un compte Facebook. Tout le monde en a donc un et ça tombe bien parce que ça va être utile pour rejoindre le projet Ourson.

Pas de poste sponsorisé. Les gens qui veulent participer à la discussion laissent leur email et ils reçoivent un message quand il y a du nouveau. C'est tout. Ça convient pas ? On se désabonne et on est tranquille. Tu parles d'une innovation, c'est là depuis le début.

Le blog

Vous avez bien lu. Un blog 😱 L'espèce de site en voie de disparition. Eh ben Ourson, ce sera ça. C'est comme ça qu'on pourra décrire le projet en deux mots : blog musical. C'est un endroit qui centralise les articles que les gens consultent. Voilà.

Pourquoi pas juste une newsletter ? Pourquoi s'emmerder avec un site qui coûte et qui demande de l'entretien ? Je compte écrire des grands et des petits articles. Peut-être des dossiers complets. Si vous recevez un email à chaque fois qu'il y a du nouveau, vous allez me détester.

Le bouche à oreille

S'il y a bien un truc que j'ai remarqué lorsqu'Ourson était encore en activité, c'est que le bouche à oreille fonctionne bien mieux qu'un poste sponsorisé sur Facebook. Je m'en remets donc à vous pour parler du projet et le faire grandir ensemble.

Les invité·e·s

Comme je l'ai précisé, Ourson continuera de proposer des articles d'auteurices invité·e·s. Si vous — toi — voulez faire part au monde d'une découverte musicale qui mérite de prendre un moment pour écrire quelque chose, je relaierai l'article avec grand plaisir, à votre nom et en vous remerciant.

Le flouze

Beaucoup m'ont déjà demandé combien ça me coûtait tout ça, et même s'ils·elles pouvaient aider. La réponse rapide est 35€ par mois et oui, vous pouvez m'aider.

Je dois encore investiguer mais je reviendrai avec un article sur le sujet. En attendant, la meilleure façon d'aider le projet est de lire ce que j'écris et d'en parler autour de vous.

Qu'est-ce qui change ?

Comme vous avez pu le lire, je n'ai pas encore vraiment parlé de musique. Rassurez-vous, ça reste le sujet principal, mais plus le seul.

Si on se connait, vous savez qu'on est en voyage pendant un an en Nouvelle-Zélande avec Éléonore. Si vous nous connaissez bien, vous savez qu'on tient un blog (purée il est vraiment fan de ça, ce con 😱) sur notre périple. L'idée à la base étant déjà de ne pas taper nos photos sur Facebook et associés.

Si vous me connaissez professionnellement, vous savez peut-être que j'ai un blog à moi mais qui me sert à partager des idées liées à mon travail. Autour du design web donc. Et c'est en anglais. Pas avec ça que je vais faire bouger les choses à une échelle locale.

Il me manque un endroit pour partager mes idées plus profondes. Le faire de manière plus ou moins anonyme est intéressant, bien qu'il faille pas être Horatio Caine pour découvrir qui je suis. Bref, cet endroit, c'est Ourson.

Attendez-vous donc à trois types de contenu :

  1. Mes découvertes musicales ou ce que j'ai envie de vous faire écouter
  2. Des articles d'auteurices (👈 j'aime trop ce mot) invité·e·s
  3. Des articles de ce type, orientés sur ce qui me préoccupe ou ce qui me rend heureux

Et maintenant, on fait quoi ?

Pour commencer, vous pouvez vous inscrire à la newsletter en laissant votre email dans le formulaire en bas de l'article.

Ensuite, jeter un œil à votre boite mail. On me dit dans l'oreillette qu'Ourson compte se remettre à la tâche rapidement.

Il est temps de se refaire du bien aux oreilles 👂🦻

Putain vous m'avez manqué.


Photo de couverture par Spencer Imbrock